La localisation de Saint-Philippe-de-Néri entre les paroisses de Saint-Denis et de Mont-Carmel lui a donné une économie largement axée sur l’agriculture et ses services. L’agriculture s’est développée sur un territoire favorable surtout limité à la plaine fertile qui traverse le bas de la paroisse. Par ailleurs, Saint-Philippe-de-Néri n’a jamais eu de vocation forestière à cause de l’étroitesse de la paroisse et de la présence de Mont-Carmel plus au sud.

Mais Saint-Philippe-de-Néri a largement profité d’une fonction de services que lui a amenée la construction du Grand Tronc en 1858-59; jusqu’à cette époque, c’était les paroisses côtières qui servaient en quelque sorte de point d’entrée sur les terres. Saint-Denis joua ce rôle pour les habitants de l’intérieur du fief jusqu’au milieu du XIXe siècle. Avec l’arrivée du chemin de fer, la situation changea : désormais le transport des produits était de plus en plus assuré par voie ferrée, ce qui déplaça le pôle de croissance du fief Saint-Denis vers Saint-Philippe-de-Néri.

De nombreux commerces et industries vinrent s’installer à St-Philippe-de-Néri : manufacture de meubles, hôtels, meunerie, garages, restaurants, rembourreur, cordonnerie, boulangerie, magasin général, magasin de linge, boucherie, station service et bien d’autres.


Texte adapté de :
LÉVESQUE, ULRIC et collab. (1994). Saint-Philippe-de-Néri : 1870-1995, La Pocatière, Le Comité des Fêtes du 125e de Saint-Philippe-de-Néri, p.157.

Vous pouvez consulter ce livre à la bibliothèque municipale ou encore vous procurer un exemplaire en communiquant avec le bureau de la Fabrique de Saint-Philippe.